Actualités et dossiers de la section PS de Draveil
Pour toucher cette prime, les directeurs doivent s'engager à servir 5 ans dans cet établissement.
Nous pensons qu'il est primordiale de faire circuler cette information auprès du personnel de votre hôpital.
l'article de Charlie Hebdo du 22 août : Prime au mérite...
Bachelot arrose les directeurs d'hôpital radins
La ministre de la Santé verse une prime spéciale de 10000 euros à certains patrons d'hôpital, ainsi qu'à leurs adjoints. Une récompense réservée à ceux qui serrent bien la vis à leurs employés.
Ticket de métro, paquet de cigarettes... l'été est le moment idoine pour augmenter les prix: les consommateurs sont en vacances... Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a choisi période stratégique pour donner - discrètement, espérait-elle - une prime de 10 000 euros (i) aux cadres dirigeants d'une cinquantaine hôpitaux, ceux qui respectent sans faillir les consignes de restrictions budgétaires. Bien vu, mais c'est râpé: les âgents de l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud Villejuif (94) ont eu vent de l'octroi de primes conséquentes à leur directeur, Éric Graindorge, ainsi qu'à ses cinq adjonits. Ils appellent à un rassemblement devant le bureau de Graindorge, jeudi 23 août, et sonneront l'alerte générale dès la rentrée de septembre. « Les sales coups arrivent en août, on a du mal à fédérer les choses. Mais il nous a semblé très important de réagir immédiatement », explique Valérie Boutté, déléguée Sud (syndicat majoritaire dans cet établissement)."Cette prime est assez insupportable, dans le contexte actuel, poursit son collègue Joël Volson. Après nous avoir compté les denrées alimentaires et les médicaments pour les patients, on nous compte aujourd'hui les savonnettes, les gommes, les crayons. » Depuis des mois, les frais de déplacement des soignants - obligés d'utiliser leur véhicule personnel pour le suivi des patients à domicile car il n'y a pas assez de véhicules de service - ne sont plus remboursés...
10 000 euros pour les Oncle Picsou
« Ils nous disent «
« Nous recevons cette prime pour des raisons qui tiennent à l'agitation sociale de PGV,
EMMANUELLE VEIL
(1) Arrêté du 30 juillet 2007 modifiant l'arrêté du 6 juillet 2006 fixant la liste des établissements de santé mentionnée au premier alinéa de L'article 5 du décret n° 2005-932 du 2 août 2005 relatif au régime indemnitaire des personnels de direction (corps des directeurs d'hôpital).
se justifie Éric Bérard, bras droit du directeur. L'établissement a besoin de se restructurer, le poste de direction est difficile, nous subissons les agressions verbales et les insultes régulières du personnel. » Les 60 000 euros déboursés par Bachelot vont donc servir à dédommager les directeurs de cet hôpital psychiatrique du stress moral qu'ils subissent à cause des privations qu'ils imposent aux employés. Avec cette somme, elle aurait aussi pu renforcer l'effectif des infirmières pour soigner les patients. Cela ne lui est peut-être pas venu à l'esprit...serrez-vous la ceinture! » et ils bénéficient de primes », résume une infirmière scandalisée. Les relations entre le personnel et la direction sont devenues particulièrement détestables dans ce grand hôpital psychiatrique, qui couvre un bassin de 900 000 habitants répartis sur 27 communes du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine. Les effectifs de Paul-Guiraud Villejuif (PGV) ont chuté depuis 2002, alors que le passage aux 35 heures aurait dû se traduire par une augmentation de 10 %. La tension sur la productivité a débouché sur un surmenage et une explosion du nombre de jours d'arrêt de travail. Les instances ont été bloquées à plusieurs reprises au cours des deux dernières années par le boycott des représentants du personnel. Pour se faire respecter, Graindorge et son équipe multiplient les convocations en conseil de discipline, et traînent les syndicalistes aux prud'hommes.