Actualités et dossiers de la section PS de Draveil
Ce nom ne dit probablement rien aux plus jeunes. Pour les plus anciens, dont je suis, voilà le prototype de l'homme providentiel.
On peut dire quelque part que les Shadocks sont un peu les héritiers de ce sapeur. La principale activité de ce sapeur de bande dessinée, créé par Christophe en 1916, était de faire des trous qu'il bouchait soigneusement avec la terre extraite des autres trous qu'il creusait.
Cela ne vous rappelle pas quelqu'un ? Mais si, mais si, vous avez trouvé.
Comment boucher le trou budgétaire créé par le paquet fiscal ? En réduisant les dépenses de l'Etat ? Non, bien sûr. Il vaut mieux enlever à l'Etat les moyens d'assurer ses fonctions régaliennes que sont par exemple l'instruction, l'armée ou la justice. Il vaut mieux continuer à réduire les charges d'un patronat qui n'hésite par à délocaliser et à profiter des effets d'aubaine et ce surtout, sans aucune contrepartie.
Comment boucher le trou de la Sécurité Sociale ? En soumettant aux cotisations des revenus type stock-options ou jetons de présence dans les conseils d'administration ? Non, bien sûr. Il vaut mieux taxer les malades au risque d'induire des pandémies par manque de soins de base de personnes incapables de faire face à ces nouvelles dépenses, et comble de l'hypocrisie, prétendre générer des fonds pour la recherche de thérapie d'autres maladies type Alzheimer.
Comment boucher le trou qui se crée dans la branche vieillesse ? En soumettant tous les salaires, quel que soit le type de contrat y compris les "charités" accordées aux stagiaires, à des cotisations. Non, bien sûr. Il vaut mieux faire croire que l'on arrivera à réintégrer les seniors dans un monde du travail qui les rejette (suivez mon regard vers le Medef) en instaurant des sanctions, ou plutôt en ouvrant grand les trappes à misère. Il vaut mieux réduire le niveau des retraites par des "réformes" dont le seul aboutissement sera de créer dans une vingtaine d'années une armée de plus que pauvres dont l'Etat devra peut être un jour tenir compte.
Comment améliorer le niveau de scolarité de nos enfants pour que l'enseignement supérieur débouche sur des chercheurs, des ingénieurs ou des enseignants qui puissent faire jeu égal avec ceux de nos concurrents sur le plan mondial ? En profitant de la baisse temporaire du nombre d'enfants dans certaines classes d'âge afin de ne laisser personne sur le bord du chemin ? Non, bien sûr. Il vaut mieux faire croire que nos enseignants sont des incapables, instaurer des "stages de mise à niveau" (qui n'auraient pas lieu d'exister si on réduisait le nombre d'élèves par classe toute l'année) et surtout modifier sans arrêt les méthodes d'enseignement.
On pourrait continuer ainsi jusqu'à plus soif sur chaque point des "réformes" envisagées par ce gouvernement.
Mais les faits sont têtus. Et même dans sa majorité, ce gouvernement commence à trouver des citoyens qui sont bien conscients qu'à trop tirer sur une ficelle, elle finit par casser et qu'à vouloir faire n'importe quoi aujourd'hui nous laisserons à nos enfants des catastrophes dont ils auront beaucoup de mal à se relever.
Bling bling aujourd'hui ; mais demain, un océan de pauvreté ?