Actualités et dossiers de la section PS de Draveil
AVEC SARKOZY :
LE PIRE EST A VENIR
Il a dit :
« Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher, (…) Je garderai l'intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français. »
(Rencontre organisée par des patrons de PME, le 24 janvier 2007)
Cette proposition revient à généraliser à tous les salariés le CNE, c’est-àdire
le CPE. C’est un recul social considérable synonyme de précarité, de
pression accrue sur les salaires et de généralisation du salarié jetable.
Il a dit :
« Je propose que les heures supplémentaires soient
exonérées de charges sociales et même d’impôts
parce que tout le monde y gagnera. »
(Discours de N. Sarkozy à Charleville-Mézières le 18/12/06)
Cette proposition revient à favoriser dans les entreprises les heures supplémentaires
plutôt que l’embauche. Ses conséquences sur l’emploi
seraient donc catastrophiques et notamment pour les jeunes. À certains
on imposerait de travailler plus, quand d’autres ne pourraient pas
travailler du tout.
Il a dit :
« Lorsqu'il y a un conflit et une grève, dans une
entreprise, une université ou une administration,
la loi doit prévoir que, dans les huit jours,
soit organisé un vote à bulletins secrets pour
en finir avec la dictature de certaines minorités. »
(Université d’été du Medef, Jouy-en-Josas le 31/08/06)
Il s’agit d’une remise en cause du droit grève, qui appartient à chaque
salarié. C’est aussi une aberration, puisque les salariés non-grévistes
minoritaires seraient obligés de cesser le travail.
Il a dit :
« Il faut instaurer une franchise par famille, et pas
par individu, sur les premiers euros de dépenses
annuelles en consultations médicales ou
en examens biologiques. »
(Le Monde du 23/01/07)
Depuis la réforme Douste Blazy de 2004, les assurés sociaux paient un
euro pour chaque consultation en plus du forfait hospitalier et du ticket
modérateur. 13 % de la population renoncent ainsi à se soigner pour des
raisons financières. Nicolas Sarkozy va plus loin en généralisant le nonremboursement
des soins. Avec le Président de l’UMP, la carte bleue se
substituerait à la carte vitale !
Il a dit :
« Si on réduit de 4 points nos prélèvements
obligatoires, on rend 68 milliards d’euros
aux Français ».
(Le Monde du 23/01/07)
La dette cumulée a progressé de 10 % en moins de 5 ans. Elle est passée
de 58 % à 65 % de la richesse nationale. Aggraver la dette aboutirait à
réduire encore nos marges de manoeuvre budgétaires et à sacrifier les services
publics (Éducation, Santé…) déjà mis à mal par les baisses d’impôts
accordées aux plus favorisés.
Il a dit :
« Je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant
la contribution sociale généralisée (CSG) et
la contribution au remboursement de
la dette sociale (CRDS). »
(Le Monde du 23/01/07)
Cette proposition conduirait à supprimer l’impôt sur la fortune. Les seuls
bénéficiaires seraient quelques milliers de Françaises et de Français très
fortunés.
Il a dit :
« Je fais mien l’objectif de ne pas remplacer
le départ à la retraite d’un fonctionnaire
sur deux. »
(Le Monde du 23/01/07)
Il s’agit d’une nouvelle mise en cause des agents publics et des services
publics. Sur 5 ans, près de 250 000 postes de fonctionnaires seraient
supprimés (dont la moitié dans l’Éducation Nationale).
Il a dit :
« Je veux en outre que 95 % des Français soient
exonérés des droits de succession. »
(Le Monde du 23/01/07)
Aujourd’hui, 75 % des successions sont exonérées. Aller jusqu’à 95 % constiturait
un nouveau cadeau aux plus riches. Ce serait finalement le triomphe
de la rente sur le travail et les valeurs de l’effort qu’il prétend défendre.
Avec Ségolène Royal,
Préparons ensemble le meilleur
• Un bon emploi pour chacun
Le contrat à durée indéterminée deviendra la
norme en droit du travail. Un système de
modulation des cotisations sociales incitera les
entreprises à proposer des CDI à temps plein.
• Améliorer le pouvoir d’achat
Le SMIC sera porté dès que possible à 1 500 euros
bruts. Une conférence salariale, associant des
représentants de l’État et des partenaires
sociaux, sera réunie dès le début de la législature
pour négocier l’augmentation des salaires et des
minima de branche. Nous ferons progresser le
pouvoir d’achat dans la fonction publique et la
politique d’exonération des cotisations sociales
sera révisée pour favoriser la progression des bas
salaires. Les petites retraites seront revalorisées.
• Une sécurité professionnelle
pour tous les salariés
Elle assurera les trois éléments majeurs du
travail : l’emploi, une garantie de ressources et la
promotion professionnelle. Cette grande avancée
sociale garantira à tout salarié au chômage une
formation professionnelle qualifiante et une réinsertion
durable dans l’emploi.
• Un grand plan pour l’emploi
des jeunes
Aucun jeune ne restera plus de six mois au chômage
: il sera proposé à chacun une formation
et un parcours d’accès à l’emploi ou un emploitremplin
utile à la collectivité.
• La priorité à l’école
L’État investira massivement pour créer un service
public de la petite enfance et garantir la scolarisation
de tous les enfants dès trois ans. Un soutien
scolaire individualisé et gratuit sera institué. La
présence adulte sera renforcée dans les établissements,
et le nombre d’élèves par classe réduit.
• Un effort massif en matière
d’innovation et de recherche
Le budget de la recherche sera substantiellement
augmenté pour que notre pays investisse
massivement dans l’intelligence, l’innovation,
la création d’activités et donc d’emplois.
• Un bouclier logement pour
les Français modestes
La création d’un service public de la caution
et le plafonnement à 25 % des revenus du
prix des loyers pour les ménages modestes
garantiront le droit au logement. Des prêts
gratuits pour accéder à la propriété devront
être mis en place.
• Une nouvelle démocratie sociale
Les syndicats seront confortés par une
réforme de la représentativité et la mise en
oeuvre des accords majoritaires. La prévention
des conflits collectifs sera négociée dans ce
nouveau cadre.
• Assurer la sécurité
Nous engagerons une mobilisation générale,
intense, permanente, pour rétablir une sécurité
publique de proximité, en prévenant la violence
de façon plus précoce et en mettant en
oeuvre des mesures éducatives et des sanctions
réellement appliquées.
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