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Actualités et dossiers de la section PS de Draveil

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Débat participatif à Draveil Education du 6 février 2007

INTRODUCTION AU DÉBAT
Daniel GROISELLE remercie les personnes de leur présence, en renouvelant ses excuses pour l’annulation de la première date en raison du refus du député-maire de Draveil d’octroyer une salle pour l’organisation de ce débat participatif. Il remercie Thierry MANDON, Maire de Ris-Orangis, d’avoir bien voulu prêter une salle qui appartient à la ville de Ris-Orangis mais se situe sur le territoire de Draveil.

Ce débat participatif est le second d’une série de quatre organisés à l’initiative de Thierry MANDON, Président des comités de soutien de la 9e circonscription de Ségolène ROYAL.

Daniel GROISELLE rappelle la démarche souhaitée par la candidate aux élections présidentielles, d’écoute et de participation des habitants dans une première phase de la campagne cruciale pour remettre en contact la politique et le citoyen, pour recréer le pacte républicain.

Il rappelle le principe du débat participatif : une phase d’écoute, de prise de note, puis de remontée à Ségolène ROYAL pour une synthèse globale, qui sera rendue publique dimanche 11 février lors d’un meeting de la candidate socialiste à Villepinte.

Il présente enfin les deux témoins du jour : Michèle LAPLAZA, institutrice à la retraite, et Christine DERNIAME, Présidente du conseil local du lycée Clément ADER à Athis-Mons, et leur passe la parole pour lancer le débat.

Michèle LAPLAZA se présente : enseignante à la retraite depuis 6 ans mais sans décrocher du monde de l’éducation, elle est passée dans sa carrière par tous les niveaux et toutes les classes, de la maternelle à l’université, dans des établissements pas toujours faciles, certains même en grande difficulté. Elle a débuté dans l’enseignement en 1962, et s’est formée « sur le tas », puis a suivi des formations et passé des concours pour évoluer. Elle garde comme un très grand souvenir, lors de l’accession de la gauche au pouvoir en 1981, la réforme des écoles normales transformées en IUFM (pour la formation initiale) et la création de structures pour donner la possibilité aux enseignants en poste de continuer à se former et de se mettre en contact avec des universitaires. Après quelques années d’enseignement, elle est devenue à son tour formatrice d’enseignants, et donc parmi le personnel de l’éducation que certains appellent aujourd’hui à droite « sans classe ».

Elle insiste sur la nécessité du travail collectif, en équipe, pour confronter les expériences pédagogiques.
 
Christine DERNIAME aborde elle le sujet de la Dotation Horaire Globale (DHG) des établissements scolaires. Elle indique que son lycée perdra l’an prochain 109 heures de cours sur l’année avec pourtant une augmentation d’élèves prévue de 3,5%. L’équipe pédagogique est ainsi contrainte de supprimer des activités, jugées annexes mais pourtant essentielles, comme les études dirigées, certaines langues vivantes, des activités pédagogiques. Elle souligne que d’année en années, les enseignants voient arriver l’année suivante avec angoisse, et parle de situation catastrophique de l’éducation nationale, avec des conséquences à mesurer pour l’avenir de nos enfants. Sur l’académie entière, toutes les dotations sont baissées à part sur 2 lycées.

Sur l’Essonne, ce sont 350 élèves supplémentaires qui sont prévus sans aucune créations de poste, alors qu’en France, 5000 postes sont supprimés dans l’éducation nationale, avec à donc à l’avenir moins d’encadrement et moins de diversité d’activités.

 

 

 

CONCLUSION DE THIERRY MANDON
Je serai très bref. D’abord, je le redis tout ce qui a été dit a été enregistré, et le compte-rendu sera disponible dès demain sur le site. Un grand merci d’abord, car en deux heures de discussion, il y a eu 33 interventions, ce qui est énorme, et en plus de très grande qualité, un grand merci à toutes et à tous et à nos deux témoins.

Ce que je retiens de tout ça, en très grandes lignes, d’abord des questions auxquelles je répondrai très vite.

Sur la question de la régionalisation, je pense qu’il n’y a aucun souci à se faire, ce n’est pas un sujet à gauche, ce n’est pas un sujet au Parti Socialiste, et ce n’est d’ailleurs pas un sujet pour qui que ce soit, et certainement pas pour Ségolène ROYAL.

Sur la carte scolaire en revanche, sa proposition n’est pas la suppression. Elle part d’un point de vue vrai, pas partout, mais vrai, que la carte scolaire n’assure pas toujours la mixité sociale, c’est parfois même l’inverse ici ou là. Il y a donc des questions à se poser sur sa révision, accompagnée d’autres politiques et actions, comme le renforcement indispensable des moyens, mais ça mérite quand même réflexion. Je ne me risquerai pas plus sur le contenu de sa proposition car je pense que ce sera un des thèmes forts et indispensables de son intervention de dimanche prochain.

Je ne reviens pas sur le détail des propositions qui ont été faites ce soir, mais je retiens trois idées fortes.

D’abord dans vos propos, il y a à la fois un très fort attachement à l’école publique, mais pas de désespoir de l’école publique. Au contraire, il y a l’expression d’une attente très forte sur le mode de l’urgence, comme s’il y avait la menace très forte que s’il n’y avait pas une réaction puissante et rapidement, c’est alors un grand danger qui menacerait le grand pilier de la République. Que ce soit la question de la qualité de l’enseignement, de la reproduction sociale, le fait que le projet éducatif n’est pas seulement l’école mais une somme d’intervenants et de partenaires.

La deuxième chose qui me frappe, c’est que c’est le malaise général.

C’est le malaise des professeurs, des instituteurs, exprimé très clairement, que ce soit sur les moyens alloués, sur l’échec programmé contre lequel on ne peut rien faire, ces gamins que l’on voit partir à la dérive et pour qui on a aucun moyen, et ce doit être terrible à vivre pour les enseignants car ça frappe de plein fouet la vocation même de l’enseignement. Je m’en suis rendu compte aussi en faisant le tour de toutes les écoles de Ris-Orangis, il y a un mois, avec toutes les équipes, et comme je le fais régulièrement depuis des années, il est évident de voir que le métier d’enseignant est de plus en difficile. Ils sont niés parfois dans leur fonction même, leur barque est chargée, par tout ce que l’on leur fait faire, ils rencontrent des problèmes de formation, et ils n’ont pas l’appui qu’ils souhaiteraient avoir, que ce soient d’autres d’adultes dans les classes ou un dispositif sanitaire autour de l’école, quasiment abandonné aujourd’hui.

Et c’est pourtant contraire même à l’idée de l’école de Jules Ferry qui n’avait pas pour seule ambition d’enseigner aux élèves, mais bien de faire des enfants bien dans leur tête et bien dans leur peau pour apprendre.

Au malaise des enseignants s’ajoute le malaise des jeunes et des enfants, que ce soit sur la question des devoirs, de la surcharge de travail, de l’angoisse relative à l’orientation, sa complexité, bref, sur son propre devenir.

Troisième malaise : celui des parents, très marqué. Le système organise presque malgré lui l’isolement des différents intervenants, mais tout particulièrement celui des parents.

Mais quand on doit faire face à un malaise des enseignants, un malaise des élèves et un malaise des parents, on a un très gros problème, c’est un malaise du système.

Il y a donc une nécessité forte, urgente, à agir avec le rappel de principes fondamentaux tels que la continuité des efforts, l’égalité et la vraie, la précocité des efforts à faire, avec la question de la petite enfance et de la première scolarité, la question de l’évaluation des actions publiques au regard des objectifs.

Enfin, il faut le faire avec les enseignants.

Demain soir, nous serons à Epinay-sous-Sénart sur la question des violences et des insécurités, jeudi soir à Saint Pierre du Perray sur l’environnement et le co-développement.

Un grand merci du fond du cœur, ne croyez pas que ça ne sert à rien, tout est déchiffré, des analyses thématiques sont faites, tout sera travaillé par Ségolène qui les exposera dimanche à Villepinte.
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